CCPL47 Environnement et agriculture

Episode 5 – La gestion différenciée

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Le 5e épisode de la série « Mon jardin nature zéro déchet vert » : entretien de mon jardin sans pesticides grâce à la gestion différenciée.

Depuis près de trois ans l’entretien des espaces verts de la communauté de communes est réalisé sans pesticides.

Destinés à contrôler les espèces végétales et animales considérées comme nuisibles, les pesticides peuvent présenter une toxicité pour l’homme, la flore et la faune, aussi bien dans les écosystèmes terrestres qu’en milieux aquatiques.

Outre les obligations réglementaires qui s’appliquent aujourd’hui tant aux collectivités qu’aux particuliers, nous avons décidé d’arrêter l’utilisation de ces produits en mettant en place des pratiques respectueuses de l’environnement et de la santé publique.

Ainsi nous avons investi dans du matériel spécifique, et nous mettons en place une gestion différenciée des espaces dont nous avons la charge d’entretien à savoir les espaces verts :

✔ de la maison de santé, située à Miramont de Guyenne,
✔ de la zone d’aménagement concerté de Rebéquet à Saint Pardoux Isaac
✔ du hameau intergénérationel de la Concade à Allemans du Dropt,
ainsi qu’une partie de la voirie du territoire et des abords des bâtiments communautaires.

La gestion différenciée permet de varier et d’adapter l’entretien à chacun des espaces en fonction de ses usages ou des intérêts écologiques ou paysagers qu’il présente.

C’est aussi une gestion des espaces verts plus proche et plus respectueuse de la nature. Elle concerne à la fois les milieux naturels et les milieux créés par l’homme (espaces verts comme bordures de routes, ronds-points, zones artisanales, etc.) mais elle peut aussi concerner vos jardins !

Il s’agit de gérer durablement ces zones dans un souci écologique, économique et social en fonction des besoins requis.

Sur la zone artisanale, une grande parcelle est entretenue une fois par an par fauche, et deux autres parcelles sont tondues moins souvent qu’auparavant avec une hauteur de coupe plus importante.

Ces pratiques permettent de favoriser la biodiversité en augmentant la hauteur de coupe et limitant le nombre d’interventions.

Une hauteur de coupe trop basse :

✔ détruit les plantes vivaces notamment les rosettes de feuilles comme celles des orchidées,

✔ met le sol à nu, favorisant la colonisation de plantes non désirées comme l’ambroisie

✔ accélère l’érosion des sols

✔ ne ralentit pas la repousse

✔ accélère l’usure du matériel et augmente les risques de casse et de projections

✔ augmente la consommation de carburant et les nuisances liées au bruit.

Une fréquence de fauche trop élevée :

✔ empêche de nombreuses espèces de se reproduire

✔ favorise les plantes à stolons ou les plantes à croissance rapide qui colonisent l’espace au détriment des autres espèces.

Une fauche trop précoce :

✔empêche certaines espèces végétales de fleurir et se reproduire

✔ perturbe les cycles de vie de la faune